Le plus vieux cerisier sauvage d’Israël donne encore des fruits

Le plus vieux cerisier sauvage d'Israël

A côté du mont Bental, dans le Golan, le plus vieux cerisier sauvage d’Israël a été découvert en 2007. Le cerisier de Bab al-Hawa est là depuis des centaines d’années et mesure 15 mètres de haut.

Il n’est pas qu’ancien, il donne aussi des fruits ! Il ne savait pas qu’il allait devenir un jour une célébrité. Il est resté complètement anonyme pendant peut-être des centaines d’années, il perdait ses feuilles en hiver, il fleurissait au printemps et offrait ses fruits aux oiseaux en été. Pour le ceinturer trois hommes se tenant la main étaient nécessaires.

Les botanistes en Israël, savent que les arbres aux troncs épais sont rarement des arbres à feuilles caduques. Les pruniers, muriers, amandiers et figuiers sont en général plus fins. Ils attendirent le mois de mars, quand commence la saison de la floraison, pour reconnaître sur l’arbre une fleur de la famille des rosacées, commune aux amandes, prunes, poires, pêches et pommes. Il fallut attendre la saison des fruits pour l’identifier comme cerisier.

Il donne des fruits tous petits, ressemblant à des cerises miniatures. De vraies cerises, mais qui conviennent a une assiette de fruits pour une poupée. Le gout des fruits de ce cerisier sauvage ressemble à celui des cerises de culture, le noyau ressemble a celui des cerises que l’on a l’habitude de manger, et les fruits grandissent en grappes denses. Les spécialistes ont alors compris qu’ils avaient devant les yeux un arbre unique en Israel, un cerisier sauvage.

Ce type d’arbre existe au Japon et en Asie Centrale, et a besoin de conditions particulières pour grandir. Il se développe dans une terre fertile, là où il y a beaucoup d’eau et où la température est basse en hiver. Le cerisier du Golan a bénéficié de ces conditions. Il a grandi dans une zone bien arrosée, sur une terre de basalte, et a eu droit au froid de l’hiver du nord d’Israel. Il occupe un terrain d’une superficie importante et une partie de ses branches touchent le sol, lui donnant un soutien supplémentaire. Les oiseaux nichent dans son tronc. Ils se nourrissent des nombreuses larves qui vivent sur place. Des framboisiers poussent à ses pieds, profitant de son ombre. Son existence sur le Golan demande une recherche de fond.

Il se trouve sur un site archéologiques appelé « Bab al-Hawa » (la porte des vents) où se trouvent vestiges de milliers d’années. Ce nom vient des conditions climatiques du site où le vent balaie la région. Les fouilles ont révélé des vestiges datant de l’âge du bronze et de la période byzantine. Il y avait un village à cet endroit à l’âge du fer, détruit au 9ème siècle avant l’ère commune lors d’un grand incendie. Il fut abandonné pendant presque 800 ans, puis habité à nouveau lors de l’époque romaine.

Des échantillons du cerisier ont été envoyés à un laboratoire pour déterminer son âge réel grâce au carbone 14. Entre temps il se trouve sous les soins du KKL qui s’occupe de couper ses branches sèches, et en prend soin.

Un chemin de randonnée du Golan passe près du cerisier et du village antique. On y voit les restes de murs en basalte, de grottes funéraires datant de la période byzantine et de la piscine Bron. C’est un lac naturel au pied du village, alimenté par les abondantes pluies d’hiver tombant dans la région. Elle est pleine toute l’année et représente un système écologique unique, source de vie pour la faune et la flore. Elle est protégée, et fermée au public.

Pour s’y rendre : de la route 959, entre le carrefour Bental et le carrefour Bron dans le Golan, là où un chemin traverse la route, on se gare et on continue à pieds en direction du village.

Adapté par Norbert Lipszyc de : http://haabir-haisraeli.over-blog.com/article-exceptionnel-le-vieux-cerisier-d-israel-donne-encore-des-fruits-107143516.html

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